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Les Contes de Basse-cour sur Mer

Fido Fido ! Fido !
Où est-il encore passé ?
Ah le voilà ?
Non c'est Achille...
Va chercher Fido
Ah Fido ! Au pied !Et le chien penaud
Accourt
Poussé par Achille
Le mouton …………Les Pipelettes Les Pipelettes
Coquettes
Caquettent
La plume ébouriffée
Interloquées
Qui a volé leurs oeufs !
Où pondre encore ?
Certainement pas
Dans ce poulailler
Si douillet
Vite dans le fossé
À la dure
En liberté !
Les Pipelettes
Coquettes
Caquettent
On ne prendra plus leurs oeufsGabrielle Burel
Extraits de Les contes de Basse-cour sur Mer

Marc-Edouard NABE

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Ma honte...

" Ma honte croît avec le temps
Lorsque je vois en ces jours blêmes
Appeler chant
Un mal suprême.
Ce tapage dont on farcit
La tête quand tout un pays
Vomit les livres et se jette
Sur pique et baïonnette,
Tout ce tapage, est-il décent
De l'appeler un chant ? "Boris Pasternak in Haute Maladie

De la pluie ~ Gabrielle Burel

:)  A Cl

De la pluie

Ce besoin
Irrépressible
A cloche-pied
Dans le chemin boueux
De sauter dans les flaques
Comme avant
Comme enfant
Rêver de marcher sur l'eau
Et toucher le fond

Gabrielle Burel
26/04/2017
























































































































Avril ~ Gabrielle Burel

AvrilUn fil suffit
Rouge-gorge
Gorge blanche
Un fil en moins
Avril frileux Gabrielle Burel
25/04/17

Nuits partagées ~ Paul Eluard

" On transforme sa main en la mettant dans une autre "Nuits partagées - PoémePoéme / Poémes d'Paul EluardAu terme d'un long voyage, je revois toujours ce corridor, cette taupe, cette ombre chaude à qui l'écume de mer prescrit des courants d'air purs comme de tout petits enfants, je revois toujours la chambre où je venais rompre avec toi le pain de nos désirs, je revois toujours ta pâleur dévêtue qui, le matin, fait corps avec les étoiles qui disparaissent. Je sais que je vais encore fermer les yeux pour retrouver les couleurs et les formes conventionnelles qui me permettent de t'aborder. Quand je les rouvrirai, ce sera pour chercher dans un coin de la pièce l'ombrelle corruptible à manche de pioche qui me fait redouter le beau temps, le soleil, la vie, car je ne t'aime plus au grand jour, car je regrette le temps où j'étais parti à ta découverte et le temps aussi où j'étais aveugle et muet devant l'univers incompréhensible et le systèm…

Gabrielle Burel ~ 3 textes dans Revue Cabaret

Le mémorial Entrez, descendez, allez vers la mer
Vous voilà confinés dans la cale d'un négrier
Un de ceux éparpillés sur l'esplanade
Qui brillent de tous leurs feux
Fiers de leur nom et de leur destinée
Entendez le bruit de l'eau contre les flancs du navire
Entendez la chute des corps balancés par-dessus bord
Ecoutez la mélopée de la femme jamais asservie
Le chant lancinant des tambours qui l'accompagnent
Pardonnez, refusez la folie mercantile
Pleurez enfin l'atroce souffrance enchaînée


Écrire Elle respire les chemins creux
Emplis de nuages déversés
Traverse les bruyères
Irisées sous l'ondée
Puis enfile les perles de pluie
Comme autant de poésies
Et soutire au soleil
Un arc-en-ciel


Fichu texte Fichu texte
s'enlise
s'enligne
s'indigne
s'entortille
s'éparpille
Semoule de mots
sans rive ni mise
Ah sur le bout de la langue
le concentré d'émotions
en boutique
en boîte
en rade
Suites illogiques
broutilles essentielles
Le brouillard
seul le brouillard...

 GABRIELLE BUREL


5 an…

La rumeur par les auteurs

La rumeur Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perdîtes.
Tout, la haine et le deuil! Et ne m'objectez pas
Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas
Écoutez bien ceci: tête-à-tête, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l'oreille au plus mystérieux
De vos amis de cœur, ou, si vous l'aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d'une cave trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu;
Ce mot que vous croyez qu'on n'a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre,
Court à peine lâché, part, bondit, sort, de l'ombre!
Tenez, il est dehors! Il connaît son chemin
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main.
De bons souliers ferrés, un passeport en règle;
Il vous échappe, il fuit, rien ne l'arrêtera.
Il suit le quai, franchit la place, et coetera,
Passe l'eau sans bateau dans la maison des crues
Et va, tout à travers un dé…

Je travaille Victor Hugo

Je travaille"Amis, je me remets à travailler ; j'ai pris
Du papier sur ma table, une plume, et j'écris ;
J'écris des vers, j'écris de la prose ; je songe.
Je fais ce que je puis pour m'ôter du mensonge,
Du mal, de l'égoïsme et de l'erreur ; j'entends
Bruire en moi le gouffre obscur des mots flottants ;
Je travaille.Ce mot, plus profond qu'aucun autre,
Est dit par l'ouvrier et redit par l'apôtre ;
Le travail est devoir et droit, et sa fierté
C'est d'être l'esclavage étant la liberté.
Le forçat du devoir et du travail est libre.Mais quoi ! penseur, tu vas remettre en équilibre
Au fond de ton esprit, qu'occupaient d'autres soins,
L'idée avec le mot, le plus avec le moins !
De la prose ! pourquoi ? des vers ! pourquoi ? des rimes !
Des phrases ! A quoi bon ? A quoi bon les abîmes,
Les mystères, la vie et la mort, les secrets
De la croissance étrange et sombre des forêts
Et des peuples, et l'ombre o…

Sortie ~ Gabrielle Burel

Sortie

Temps gris à pluie
Hantise des coiffeurs

Avez-vous un parapluie
Mais oui mais oui
Dans ma pochette

Voyons...
Sous ce sac à provisions
Cet étui à lunettes
Ce portefeuille
Ces lettres à poster
Ces revues ce recueil
Ce... Ah il ne pleut plus
Au revoir ! "

Gabrielle Burel
01/04/17

Le passant ~ Gabrielle Burel

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Le Passant

Un homme gourd 
Au pas lourd
Avance
Regard au sol

Au bout de ses doigts
Une rose
Rouge sombre
Aux feuilles
Sombres

Va-t-il la jeter dans le fleuve ?
Pour quel drame
Quel échec
Aussi lourd que le pas
Aussi long que la tige
Sombre dans sa main
Gauche
Si gauche

Gabrielle Burel 29/03/17

Jacques Moulin

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"La passion des bêches
Abîme les mains
Le cordeau
Étrangle les mots"

Boris Pasternak 1890 - 1960

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BORIS PASTERNAK
Ma sœur la vie et autres poèmes
Le Commencement (1912/1914)
Tel un brasier sa suie de bronze Disséminant ses hannetons, Le jardin s’assoupit, ses mondes Fleuris face à mon lumignon.
Je me convertis comme à une Foi toute neuve à cette nuit Où la bordure de la lune Se voile d’un peuplier gris,
Où l’étang dévoile un mystère, Où le ressac du pommier bruit, Où le jardin, sur pilotis, Se suspend entre ciel et terre.

Concours Place des Arts Bercy

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Concours 2017
Jeudi 16 mars 2017

Ma participation :)

Partir

Dans un frémissement
L'encre s'affole
La nuit aspire l'aube

C'est si loin la mer

Gabrielle Burel

Extrait de Le voyage de Bernique
(Comme en poésie 68)